29/07/2008Je fais partie de ces gens qui ont une peur phobique de la mort. J’y pense constamment, tout du moins tous les jours ou, du moins, assez régulièrement. Surtout en ce moment où tout semble aller bien pour moi. Professionnellement, je suis sur le point de me réaliser. J’ai obtenu mon concours, j’ai obtenu les félicitations de mon ancienne responsable pour les résultats obtenus par mes élèves à leur bac. Personnellement, beaucoup de choses se concrétisent enfin et surtout, je vis depuis 4 ans une véritable histoire, une relation sérieuse qui me met à un stade d’égalité avec la personne avec laquelle je suis. Bref, tout va bien…
Mais je n’arrête pas de me dire que quelque chose cloche. Que quelque chose ne va pas. Qu’il va obligatoirement se passer un truc qui va tout remettre en cause… C’est stupide mais j’y peux rien. Et puis, en regardant la télé, on voit tout le temps des gens à l’agonie, qui sont sur le point de mourir. En écoutant les infos, on entend tous les jours l’histoire de ces gens dont la vie s’est brutalement arrêtée. D’un coup. Sans aucune raison. A cause de la folie d’une personne.
Aujourd’hui, j’ai appris la mort d’une fille dans ma rue. Elle a été écrasée par un camion alors qu’elle était à vélo. Au même endroit où il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être sur le point de me faire renverser. Elle avait le même âge que moi. 26 ans. La vie devant elle. Comme moi.
C’est comme toujours. On est sur la piste cyclable. Et là, une espèce de connard tourne sur la droite sans regarder si un vélo arrive. Et à chaque fois, le même crissement de pneus. Sauf que là, il ne s’est pas arrêté. Elle est morte en allant au boulot sur le même trajet que le mien lorsque je rentre du boulot.
Ok, je ne la connaissais pas. Je n’ai pas le droit de me sentir peiné par sa mort. D’ailleurs, je ne prétends pas l’être mais bon, tout cela me renvoie au caractère tout à fait aléatoire de la vie et ça me fout les boules.
27/07/2008FinVoilà, c’est la fin… Jamais on ne fêtera nos 6 ans qui auraient dû être célébrés le 16 septembre prochain. Mais que veux-tu, lorsque ce n’est plus possible, il faut tout arrêter. Et puis tu le savais que ce n’était pas pour la vie entre nous. On se l’était dit dès le départ. Ce n’était que du temporaire, le temps de trouver autre chose. Mais 6 ans, me diras-tu… ça compte, il s’en est passé des choses. Oui, finalement, que de souvenirs… Mais bon, on n’est beaucoup trop différents toi et moi. Tes pratiques ne sont pas les miennes. Tes règles non plus…
Pourtant, j’en ai passé des bons moments avec toi… J’en ai fait des rencontres grâce à toi, de bonnes comme de mauvaises. Mais ces derniers temps, nous n’avions plus la même intimité. Je ne pouvais même plus aller aux toilettes en laissant ma porte ouverte. Beaucoup trop de monde partage aujourd’hui notre relation. Il est loin le temps où j'étais le seul à partager tes murs durant des heures entières.
Et puis, souvent, la vie avec toi est invivable. Tous les week-end, réveillé à 6 heures du matin pour venir te voir. De nombreux samedis soirs passés avec toi plutôt qu’avec mes amis. J’ai pris du poids à cause de toi. J’ai failli perdre tous mes rêves par ta faute. Et combien l’ont fait ! Tu es comme un piège pour celui qui se laisse bercer par ta routine. Non, vraiment, ce n’était plus possible… Et puis tu m’en demandes beaucoup trop depuis un an ! J’en peux plus… Et enfin, … j’ai réussi mon concours… Je ne peux plus rester avec toi. Toi, mon job d’étudiant… Toi, mon job d’hotliner des week-end…
Enfin, je n’oublierai jamais certaines anecdotes avec toi… La fois où ma langue a fourché et où j’ai dit à un client que j’avais besoin de son numéro pour le niquer, la fois où un type m’a dit « je suis prêt à faire tout ce que vous voulez », là fois où j’ai vomi dans un évier que j’ai ensuite bouché et qu’il a fallu tout ramasser à l’aide d’un gobelet en plastique, les engueulades avec des clients, les week end avec Nico.
Mais bon, tout à une fin, vois-tu. Et mon statut d’étudiant aussi. Mais rassure-toi, il nous reste encore trois week end à vivre ensemble…
 |
|
Là où tout a commencé pour moi.
|