J'écoute : Working class hero (Green Day)
Je regarde : Les autres vivre
Je lis : A rebours de Huysmans
Je joue : A plus grand chose
Je mange : trop
Je bois : des conneries
Je pense : plus ça fait mal
Je rêve : plus, ça fait mal
(mis à jour samedi 29 mars 2008 à 08:25)

03/06/2008

03/06/08 - 22:47

Gros paquet

Ce matin dans la rue un mec me regarde droit à l'entre jambe puis dans les yeux. Petit sourire en coin.
Ce midi, en arrivant à table, un des mecs (homo) de ma promo me sort "ça fait plaisir de te voir arriver la bite en avant"
Les pantalons magiques qui moulent ce qu'on a pas, y'a pas à dire, ça vous change la vie... et le regard des autres.

03/06/08 - 00:40

Droit au bonheur opposable?


On aime à croire qu’il existe un droit au bonheur. Tu récoltes ce que tu sèmes dit le dicton. On ne cesse de nous rabâcher qu’en travaillant dur on obtient ce que l’on veut, qu’en étant aimable avec les autres, on en est apprécié, qu’en se levant tôt, le monde nous appartient. Mais foutaise que tout cela ! La vie se moque des théories béhavioristes du stimulus/réponse. Ce putain de droit au bonheur n’existe que dans les contes de vieilles bonnes femmes. Celles-là même qui s’imaginent qu’avec un peu d’amour on guérit tout.
Mais à la vérité, parfois, on ne récolte pas ce que l’on sème. Parfois, on travaille d’arrache-pied pour quelque chose que l’on n’obtient pas. Souvent même. Pourtant, il paraît que tout finit par arriver à qui sait attendre.
J’arrive à une croisée des chemins. Pour l’instant, j’ai un peu l’impression d’être sur une route poudreuse porté par une vieille charrette brinquebalante. A ma droite, une route goudronnée destination Las Végas, ville du jeu et de la lumière. A ma gauche, une route de campagne où tout à l’air paisible et où au bout se trouve une petite maison avec sa clôture et son chien blanc. En face de moi, une autoroute sans charme où se bouscule ces millions de voitures sans âme. Derrière moi le vide qui remplit l’espace au fur et à mesure que j’avance. Clignotant en panne. Comme le modèle social auquel croyaient mes parents et auquel on m’a fait croire pendant des années.
Ce qui me saoule le plus, c’est que peu importe la personne qui m’écoute, j’entends toujours la même chose. Moi, je suis la réussite incarnée. Le modèle de développement durable par excellence. Mais non. Non. N.O.N. Moi aussi je me plante. Souvent. Tout le temps. La plus part du temps, j’échoue dans tout ce que j’entreprends, de la plus petite action du quotidien à la plus grande décision dans le domaine professionnel. Seul le travail que je fourni permet de camoufler mon incompétence de base. Pourtant, si les gens qui m’entourent grattaient ne serait-ce que du coin de l’ongle, ils s’apercevraient de la grande imposture. Finalement, il avait raison en me disant un jour : la seule compétence que tu aies, c’est ta faculté de travailler pendant des heures et des heures. A part cela, t’as pas grand-chose…. Je ne le pensais aussi clairvoyant….

 

Là où tout a commencé pour moi.